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- Mlle Ruban -

Tell me it's not happening, say it's not as it seems, tell me I'm gonna wake up, it's just a bad dream...

Des fois... | 17 septembre 2006

J'ai comme l'impression que plus je me pose de questions, moins je comprends les choses. Il y a cette personne, insensible, qui a grandi en moi, au fil des rancoeurs, des déceptions, des coups durs : mais ce n'est pas moi. Même lorsque je me regarde dans un miroir, j'ai du mal à reconnaître celle que je vois. Comme si je m'étais étrangère. Cette personne est le fruit de l'incompréhension, du rejet, de la haine qu'Emilie éprouve. Mais c'est comme si des personnes différentes habitaient son corps.

Elle aime, elle déteste; elle est émue, elle est déçue; elle se protège, elle s'expose; elle cache le mal en faisant le bien. Avez-vous déjà eu l'impression que chaque pas vers la vie nous rapproche d'un gouffre sans fond ? L'impression que rien ne s'arrangera jamais ?


Je garde toujours l'espoir qu'un jour, je n'aurai plus à penser ces choses, mais l'heure est aux regrets et à l'amertume...

Publié par Virgen_Loca à 12:10:34 dans Meli[Melo] | Commentaires (1) |

Et voilà ! | 07 septembre 2006

J'ai mis tout plein de couleurs ... Ca fait peur hein ?

 

 

De tfaçon je marde le monde... Et le monde me le rend bien. ^^ 

Publié par Virgen_Loca à 22:51:10 dans Meli[Melo] | Commentaires (1) |

Une part de moi ? | 29 août 2006

Ce soir, j'ai besoin d'écrire. Non pas que je vais mal. J'ai déjà connu pire. Mais je suis de plus en plus blasée. Les
envies se font rares. Je me referme. Et le pire dans tout ça, c'est qu'en me refermant, j'arrive a trouver en moi même, ce que je trouve dans les autres. Je pourrais me priver de parole. Mais je ne le fais pas. Car cela ne ferait qu'exacerber ma folie. Mon excentricité.
De peur d'éprouver de l'affection pour les gens, je les déteste et fait tout pour que la réciproque se produise. Seules quelques personnes échappent à la règle. Car je ne peux pas les détester. Ils ont trop fait pour moi pour que ca se produise.
Je voulais aussi vous faire part de mon point de vue sur l'hypocrisie. On en discutait avec Kitty, et Morri, un jour. Mais au fond qu'est-ce ? Une pseudo-gentillesse déguisée. Tout dépend alors de la situation.
Je ne suis pas la même avec tous. Je suis méchante sur les forums. Tout ce qu'il y a de plus execrable. Je n'éprouve aucun remords en faisant le mal. C'est atroce de dire ça. Mais je ne peux pas m'en empêcher. C'est plus fort que moi.
Et lorsque je subis un affront, ou une saute d'humeur, je bloque. Je commence à ruminer, je deviens froide, je m'éloigne. Et j'ai du mal à faire le premier pas ensuite. Passons.
L'hypocrisie pour moi, c'est une forme de politiquement correct qui ne repose sur rien, a part une vicieuse et fallacieuse gentillesse. Le mot hypocrisie vient du grec " hypokrisis ", qui signifie acteur, plus précisement " mettre un masque ". Je suis gentille, compréhensive avec mes amies, mais plutot secrète sur mes pensées noires. Je suis vile, détestable ( oui car à ce qu'il paraît j'aime bien me " donner une image " ) avec les gens quand j'écris, sur les forums en particulier. Cela fait-il pour autant de moi quelqu'un d'hypocrite ? Peut être. Si c'est mettre un masque pour dissimuler ses plaies, alors appelez moi Hypocrite.
De toute façon, on ne peut jamais connaître une personne totalement. Ne pas avoir de secrets. Je suis secrète à l'oral, mais expose ma vie au grand jour par l'écrit.

Etrange, nan ?

Publié par Virgen_Loca à 20:59:22 dans Meli[Melo] | Commentaires (1) |

Tentative d'explication. D'autocompréhension. | 23 août 2006

Comment expliquer rationnellement que la solitude dépressive m'apaise ? Que lorsque je suis en colère, j'éprouve un certain plaisir à l'être ? Que j'aime la souffrance que me provoque son absence ? Personne n'est à même de le savoir. Comme si j'avais perdu mon identité. Je suis tourmentée, sans cesse angoissée. Toujours cette peur du lendemain. De ce qui pourrait arriver. De ce qu'on pourrait me dire. Et ce silence qui me fait peur. Qui veut tout et rien dire... Aucun mot n'est prononcé, que déjà tout est compréhensible.

Je voudrais tout connaître. Sans cesse envie d'en savoir plus. D'enrichir ma culture. Envie de voyager. Pour compenser mon manque d'identité personnelle...

Je suis Mimi pour lui. Je suis Mimi pour elles. Je suis Callie pour eux. Mais j'ai toujours cette peur de me dévoiler complètement... Et puis aussi, pour se dévoiler totalement, il faudrait se connaître entièrement. Ce qui est humainement impossible.

Mais je connais aussi des jours heureux. Tellement épanouie, que j'ai envie de figer l'instant à jamais. Malheureusement, je n'en profite jamais totalement parce que je ne peux m'empêcher de penser à demain... Je ne suis pas encore une fille " Carpe Diem ". Je me pose beaucoup de questions. Trop de questions... Auxquelles je tente de répondre en lisant des bribes intellectuelles... Mais qui au fond, me poussent à me poser encore plus de questions. Serais-je devenue mature si je n'avais pas eu ces sombres périodes ? Je ne pense pas.

Si c'est le prix à payer, alors devenons adultes une fois pour toutes...

Publié par Virgen_Loca à 19:48:38 dans Meli[Melo] | Commentaires (1) |

Et si ce n'était qu'une illusion ? (suite ) | 17 août 2006

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Melo' a le regard rivé sur le sol. Comme s'il l'obsédait. Comme si un champ magnétique attirait irresistiblement son regard.

Namoga avait la même expression sur son masque. Ce qui expliquait le fait qu'elle la comprenne tant... Elle était vêtue d'une longue robe pourpre, simple. Son regard avait quelque chose de mystérieux, d'indétectable. Mais Melo' savait qu'à travers ce regard, elle n'avait pas à avoir peur. Plus à avoir peur d'être jugée.

" Namoga ... Si tu savais comme c'est dur d'avoir à porter l'heureux voile, quand on sait que ce n'est qu'un mensonge du coeur. Je fais ça pour ne pas éveiller leur attention. Pour me faire transparente et impassible. Mais à quoi bon les jolis mots ? Pourquoi inviter le bonheur alors que le malheur frappe au seuil de ma vie ? Je suis une incompréhension humaine. J'ai un comportement contraire à ce que je pense vraiment. Pour ne pas leur montrer qui je suis. Pour ne pas leur faire peur. Pour être parfaite aux yeux de Davko... Mais ce voile est trop lourd pour ma conscience. Si tu savais Namoga... "

Namoga s'approcha de Melo' et prit délicatement les mains frêles de la jeune fille. Ce geste avait quelque chose de serein, d'apaisant. Pour la première fois, Melo' leva les yeux pour chercher le regard de son interlocutrice.

Namoga et Melo' s'étaient connues lors d'une autre pièce jouée, " Critique de la société d'aujourd'hui ". Cette pièce traitait de la bêtise humaine et de la Sainte Cruauté, de l'hypocrisie sous toutes les formes. Celle qui pousse les gens à dire des choses admirables par souci de fausse charité. Pour lisser son image. Celle qui pousse les gens à s'aliéner et à se mentir à eux mêmes. A rendre la vérité douce et agréable, voire illusoire. Une des séquences de cette pièce mettait en scène une jeune fille, ingénue, voire totalement niaise. Cette dernière prônait l'usage d'un langage vulgaire, en tout endroit. Car elle pensait que c'était en vogue. Que parler de manière plus " raccourcie " lui ouvrirait n'importe quelle porte. De surcroît, cette demoiselle se plaignait d'une solitude naissante. Son ancien fiancé était un goujat de la pire espèce. Mais elle avait cette naïveté, presque pathologique, qui l'empêchait de le cerner en tant que tel.

" Jvois pas où qu'il est mon problème ! J'suis parfaite ! Et me voilà refusée dans vot' put*in de cercle de littéraires ... Vous lisez du Mozart hein ? ", s'indigne la candide.

Eclat de rire général de la part de la communauté. Mais Melo' et Namoga ont un rire cynique. Ce rire qui dérange. Qui raisonne, qui fait mal. Qui ne trompe pas sur le message de méchanceté envoyé. Cette cruauté pesante dans l'assemblée jeta un froid dans la salle. Un lourd silence. Insoutenable.

" Pauvre sotte... Avant de vouloir entrer dans la communauté, apprends d'abord à parler correctement. Ca ne doit pas être chose aisée pour toi d'avoir un langage décent, mais pour nos pauvres oreilles, aie pitié de nous... Tais-toi. ", déclara Namoga, avec une pointe d'impudence.

" Et précision : Mozart n'était pas écrivain mais musicien. Alors avant de te targuer de ta supposée perfection, cours t'acheter des neurones. Tu as peut être la beauté d'un tableau mais tu as la bêtise de ces bêtes de foire... ", rajoute insidieusement Melo'.

La demoiselle s'indigne d'abord en insultant les deux jeunes filles de tous les noms. En levant la main au ciel, comme si elle lancait une malédiction. Mais elles la considèrent avec mépris et dédain. La niaise, voyant que ses injures n'ont pas d'effets, s'en va avec un bruit étouffé de larmes...

Fière de leur action, elles se regardent avec cet air complice et ricanent machiavéliquement. Mais la communauté ne le voit pas de cet oeil...



Publié par Virgen_Loca à 23:09:32 dans Et si ce n'était qu'une illusion ? | Commentaires (0) |

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