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- Mlle Ruban -

Tell me it's not happening, say it's not as it seems, tell me I'm gonna wake up, it's just a bad dream...

3ème phase : Soulage progressif... | 16 janvier 2007

Et bien évidemment avec l'habitude vient la lassitude... Le matin tu passes par ce même raccourci pour pas avoir à faire le tour de la fac. Et tu recroises le concierge édenté... Toujours avec cette même expression... Cette expression... Enfin tu vois quoi... Cette expression d'édenté. Tu deviens tellement blasée que tu comprends ce qu'il te dit, tu arrives même à lui répondre. ( enfin Edenté en Lv2 oblige ).

Arrivée à cet endroit tant attendu, comblé démographiquement parlant, et rempli de planches que l'on peut baisser... [ - Ouais, bon un amphi, enchaîne !] ( oui je parle de planches car notre université, c'le Bronx des facs. ) Tu cherches une place et c'est mieux qu'au Loto ! Une fois sur deux tu te casses la gueule, sans garantie d'être remboursé bien sûr ! Et des fois y a des sièges qui font des feintes, en fait tu crois qu'ils sont stables... Et puis c'est qu'une fois parterre que tu te rends compte de ta fatale erreur. Enfin fatale erreur, ça fait genre tu tombes dans un gouffre intersidéral dont tu ne sortiras que grâce à ta grande volonté... [- Tu comptes arrêter la drogue un jour ? ] Et quand enfin, tu trouves une place décente, tu rends compte de cet étrange phénomène qui pousse les étudiants, aussi studieux soient-ils à poser des signatures littéraires sur les tables : " Kro en Force ! " ou" Je m'appL Sabrina et je s... des b..., appelez-moi au 06 ** ** ** ** ". Mais moi j'ai toujours pas compris pourquoi elle sirotait des bières cette fille. '_'
C'est con, mais pourtant t'arrives pas à décrocher tes yeux de ces écrits. Pourtant ton visage n'affiche pas une expression de fascination mais plutôt... Plutôt comme si on lisait "tu-vois-mes-sourcils-comme-ils-ont-rejoint-mes-cheveux-là-? " dans tes yeux.

Sortant de cet ignoble endroit, tu entends le cri de la faim. Seul problème, tu n'es pas la seule. Et dans ces moments-là, plutôt crever que d'avouer que c'est toi. Tu lances un regard condescendant à ta voisine et lui exprime la gêne occasionnée par ce bruit par une expression faciale très spéciale. Genre t'as honte pour elle. Alors que c'est toi.

Ahhh et la cafét'... Quel merveilleux endroit n'est-ce pas ? Si tu enlèves, ces éternels mêmes sandwichs, la fumée de cigarette qui fait effet brouillard gratos dans la cafet', et les chaises boîteuses qui ne sont pas conseillées si tu mesures moins d'1m65 ( aussi appelées les chaises feinteuses ), pourquoi pas.

Mais après le soulage vient l'ultra blasage qui pousse l'étudiant à dire " Grrr "... ( Quoi mon expression de colère n'est pas bonne ? -_-" )

Publié par Virgen_Loca à 01:54:10 dans Chroniques d'une étudiante niaise en processus de désillusion scolaire... | Commentaires (1) |

Jcomprendrai jamais pourquoi les belles filles... | 03 janvier 2007

S'en plaignent. Jcomprendrai jamais qu'on puisse se plaindre d'un cadeau de la nature. Se plaindre qu'on vienne nous faire la cour incessament parce qu'on nous trouve totalement charmante, je sais pas, je trouve ça un peu démesuré. Parce que si c'est tellement invivable pourquoi ne pas se négliger, ne plus prendre soin de soi-même ?
Oui, je pense que c'est un jeu : vous me trouvez jolie, vous m'aimez, mais ça me dérange un peu quand même que vous soyez toujours à mes basques. Quand on est belle et qu'on le sait, pourquoi ne pas en profiter ? Vision opportuniste, je vous l'accorde mais bon, c'est toujours mieux que de s'en plaindre.
Vous allez peut-être prendre ma reflexion pour de la pure et simple jalousie. Peut être.


Pensez ce que vous voulez, tant que vous pouvez encore penser.

Publié par Virgen_Loca à 21:51:52 dans Meli[Melo] | Commentaires (1) |

Et si ce n'était qu'une illusion ? ( suite ) | 02 janvier 2007

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Une douce lueur éveilla la jeune Melo'. Ce matin n'était pas commun à tous les autres. Il ne devait pas ressembler à ces autres matins. C'était un nouveau départ. Un tableau sans couleur sombre. Un ciel sans nuage. Une passion sans souffrance. Bien que la douleur n'en soit pas moins atténuée, Melo' avait décidé de se battre. Pour Mercant. Pour celui qui a combattu la tristesse avec elle. Pour Queltia, Drica, Manza et Asposa. Celles qui avaient fait que seule la joie émane d'elle. Pour Namoga. Pour qu'elle n'ait plus à craindre une prochaine désolation. Pour son amour, Davko. Pour qu'il la voit sourire, pour que leur amour ne soit pas éclaboussé par le tourment.

Melo' resta interdite sur ce lit. Elle savait que ça serait dur. Que pour passer de la déchéance à l'euphorie, il fallait passer par d'autres sentiments intermédiaires. Mais elle ne voulait plus sentir le mal en elle. Elle le rejettait. Elle ne voulait plus qu'il pénètre en elle. Il avait annihilé toute conscience. Elle rejetait sur les autres ce mal qui lui coulait dans les veines. Cet acide affligeant qui la brûlait de l'intérieur. Mais Melo' avait décidé de le chasser de son enveloppe corporelle. Quitte à perdre une partie d'elle...

* Si tu regardes ta vie, tu verras dans son regard la passion qui l'anime, l'amertume qui rend son regard froid, l'amour qui la change et l'amitié qui la fait exister. *

Elle était devenue plus sensible aux choses. Elle s'interessait à tout. Elle avait envie de culture, de voyage, de lecture. De jour en jour, de semaines en semaines, Melo' reprenait goût à la vie. Ses traits se faisaient plus doux, ses mots plus affectueux, son paysage brillait de mille et une couleurs.

Sa relation vis à vis de Davko avait aussi changé... Bien qu'étant séparés, une forte affection les liait encore. Leur mots se faisaient plus tendres, leurs voix s'épousaient parfaitement. Ils s'aimaient toujours mais sans en dire mot. C'était une passion silencieuse. Leur destin était tout tracé, il ne leur restait plus qu'à suivre leur chemin main dans la main...

Publié par Virgen_Loca à 02:30:30 dans Et si ce n'était qu'une illusion ? | Commentaires (0) |

Et si ce n'était qu'une illusion ? ( suite ) | 02 janvier 2007

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Tout vacillait. * Ce poison ne t'offre qu'un bonheur éphémère. Te fait oublier les souffrances que lui-même te fait endurer. * Et soudain, le mal être se fait vertige, le décor se fait vide, les sentiments se font ressentiments. Melo' sent ses larmes effleurer ses joues à nouveau. Ces mêmes meurtrissures. L'amour à fleur de peau, l'affection entre les mains, la passion dans le regard, mais l'amertume au cœur. Voilà, à quoi se résumait la vie de Melo'. Alors que Melo' regardait son obsession afin de l'affronter, Mercant voit la Sainte Déchéance emporter sa sœur. Mais ses larmes, il n'en veut pas. Il n'en veut plus.

- Viens, Melo'... Ca sert à rien. Jte vois pleurer à chaque fois que tu prends cette saloperie, arrête... Et quand je te demande ce qui ne va pas, tu balbuties des mots, tu ne peux même plus parler.

Mercant, éradique le breuvage de la vie de Melo'.

- Promets-moi que t'y toucheras plus. Que je verrai plus ton mascara couler, implora Mercant.
- Laisse-moi Mercant... Laisse ta sœur noyer sa désolation dans la boisson et la confusion. Laisse-la se sortir du puits de désespoir dans lequel elle s'est elle-même jetée. Laisse-la ...
- C'est ça que tu veux ? Rester abattue jusqu'à la fin de tes jours ? J'ai toujours été là dans les pires moments, je ne te laisserai pas. Jamais.
- Laisse-moi, dit Melo en bafouillant... Une profonde morosité se lisant dans sa voix.

Mercant était pourtant rassuré d'avoir enlevé une part de la souffrance de sa confidente. Melo' était allongée, et il savait que tenter de l'amadouer avec de l'affection fraternelle ne l'atteindrait pas. Dans ces moments-là, elle devient froide, antipathique. Il laissa donc Melo' à ses songes mélancoliques... Au fond, elle savait que c'était vrai. Elle savait qu'il avait raison. Que soigner des plaies avec un bonheur artificiel n'arrangerait rien.

Mais pour lui, elle avait décidé de se défaire de cette prison éthylique. Pour lui, elle avait excommunié sa fierté. Pour lui, elle avait décidé de changer. Le vague à l'âme, mais un léger sourire aux lèvres, Melo' s'endort dans l'espoir de se réveiller sans regrets...

Publié par Virgen_Loca à 00:27:41 dans Et si ce n'était qu'une illusion ? | Commentaires (0) |

2ème phase : Et on commence à s'habituer... | 23 décembre 2006

Eh oui, tu prends toujours ce même bus pour aller à la fac. Toujours ce bus où les chauffeurs n'ont pas compris que la clim ne se met pas en hiver. Et évidemment, quand tu sors, comme si tu n'étais pas assez sur les nerfs, les portes se ferment sur toi. C'est moche, hein ? Comment ça, ouais? Tu t'es déjà mangé une porte de bus? Comment ça, lâche ta porte de bus Mimi ? - -_-"... ( eh oui cet interlocuteur invisible au regard condescendant est toujours là ... )

A peine sortie de ce bus infernal, tu te diriges vers cette porte dont tu sais qu'elle te ménera plus rapidement à ta salle, et comme une moule, tu attends que quelqu'un l'ouvre de l'autre côté ( oui car cette porte ne s'ouvre que d'un côté )... Et à ce moment, tu croises une connaissance que tu n'as pas revue depuis des lustres. Et à ce moment là, ( ralenti comme dans les films ) quelqu'un ouvre la porte... Et toi, t'as beau te retourner et faire " Naaaaaaaan " au ralenti comme dans les films, bah la porte elle se ferme sans ton avis. Bah de toute façon, on dirait que la porte va se dire " Ah ouais bon ok, je reste ouverte mais c'est juste pour toi hein ^^ ". Bah nan. La porte, CETTE porte, elle s'en fout que tu rentres ou pas.

Passé, cet épisode de la porte maudite, tu te retrouves dans cet endroit dirigé par un être supérieur aux autres, qui émet des paroles savantes et qui peut même te demander de répondre à ces paroles savantes par des paroles que tu auras toi même apprises. - On appelle ça les cours, Mimi... -_-" ( il fait pas trop chier ce -_-" à me corriger tout le temps ? ) Mais toi comme étudiante modèle toujours fidèle à toi même, tu écoutes ce que le savant te dit. Quand bien sûr, tu n'es pas submergée de questions existentielles. Du genre, " Qu'est ce que la sociologie de Weber ? Pourquoi est-elle compréhensive ? Et pourquoi tu me mates toi ? ".

Et quand vient l'heure du déjeuner, étrangement ces sandwichs ne te semblent plus si délicieux. T'en viens même à te demander pourquoi dans ton jambon-beurre, tu retrouves des miettes de thon. Et des dés de maïs. Evidemment, l'expression sceptique qui s'affiche sur ton visage fait miroiter ton mécontentement : ton regard est tellement condescendant que tes sourcils pourraient presque atteindre tes cheveux. Et tu es quand même contente, parce que tu as réussi à voler cette merveilleuse denrhée qui regorge d'énergie et riche en potassium. De l'eau en somme ( -_-' <= il arrive même à sa cacher dans les parenthèses ce connaud. ) Le souci étant que... Approchant ton orifice buccal, tu te rends compte qu'une horrible odeur était présente. Et pourtant, tu n'avais pas mangé de flageolets. ( je précise que ceci a été rajouté pour les biens de la production... c'pas vrai hein ^^ HEIN ^^ ) Et tu lances un regard inquiété vers ta bouteille. Rahhh les saligauds. Ils avaient gardé la bouteille depuis l'avènement de Charlemagne et attendait qu'une pigeonne, comme toi comme... comme toi vienne la voler. Tu t'es bien faite eue. C'était à peine si les tétards ne nageaient pas dans ta bouteille. Et encore, ils ne nageraient pas longtemps avec une pareille odeur. Et bien sûr quand se manifeste ce genre d'odeur, il faut obligatoirement que tu sois suuuuper entourée. Histoire de bien foutre en l'air ta réputation. Du genre " Putain t'as vu la nouvelle... Son eau elle sent le moisi jusqu'ici, alors que j'étais aux toilettes au moment où elle buvait " ... Mimi répond : " Oh, vous croyez que... OH OH ! " Les gens sont morts durant la réponse de Mimi.

Le processus continue...

Publié par Virgen_Loca à 00:34:36 dans Chroniques d'une étudiante niaise en processus de désillusion scolaire... | Commentaires (1) |

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