• Et si ce n'était qu'une illusion ? ( suite )

    | 9 |

    Arrivée à la maison, Melo' sent son coeur battre. Il bat fort, comme si la peur le prenait soudainement. Peur de voir que quelqu'un l'empêcherait d'assouvir son vice virtuel.

    La chambre est éclairée par la lumière du soleil. Melo' s'avance à pas irrésolus. Elle sait que si elle voit son grand frère, une colère tyrannique s'emparera d'elle. Il l'empêchera de vivre son autre vie. De rêver quelques instants. Melo' pousse la porte, entrouverte, et découvre un siège vide.

    *
    Ouf... Un poids en moins sur ma conscience. *

    C'est alors que s'ouvrent les rideaux. Internet, le vaste théâtre. Une grande tragédie. Melo' enfile le masque de la béatitude complète. Des gouttes tombent de son masque et s'échouent sur le sol poussiéreux de la salle. Mais son masque affiche un grand sourire. Melo' sourit au public. Mais derrière ce masque, il y a toujours quelque chose qui l'empêche de ne faire qu'un avec ce voile.

    Oui, elle met ce masque pour se protéger. Pour chaque pièce qu'elle joue, elle change son attitude, radoucit sa voix, dément son coeur et agit contre ses sentiments. Elle se cache derrière ses personnages. Des fois, elle parvient à faire miroiter aux autres celle qu'elle est vraiment. *
    Mais quand vas-tu laisser tomber ce masque ? * Jamais. Par mesure de précaution. Melo' prend soin de son masque, de son image.

    Bien des personnes ont tenté de lui arracher ce voile, cet artifice. Mais il fait partie d'elle. Même si elle le faisait, on verrait alors l'horrible visage de sa vilitude. La perversité de ses pensées noires. Un monstre qui ne lui ressemble pas mais qui vit en elle. Qui se nourrit de tout ce que les autres ont pu lui apporter.

    Sa vie a comme un arrière goût de tragédie. Elle est telle une robe de bal froissée, une feuille blanche délaissée sur une table.

    Melo', bien qu'ayant un visage morne, un visage froid, avait mis son plus beau costume pour la pièce qu'elle allait jouer.

    Elle entre sur scène, les visages sont marqués de stupéfaction. *
    Que se passe-t-il ? Mon masque ne cacherait-il mes vices qu'en apparence ? * Ses pieds foulent le sol, caressent la poussière qui jonche le sol de toute part. D'un regard grave, elle s'adresse à Namoga... La pièce nommée " Confidence " commenca alors.

    " Namoga... Ce soir, j'ai envie d'enlever ce masque... "

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :