• Et si ce n'était qu'une illusion ? ( suite )

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    Et elle pensait à lui... Incessament. Une gorgée.

    *
    Davko, je t'ai aimé. J'ai compris ta décision. Je t'aime même d'un sentiment qui transcende l'amour. Mais tu ne me sais pas dans cet état de tristesse. Et je ne veux pas que tu me saches ainsi... *

    Elle l'avait tant aimé. La rupture fut brutale mais douce. Car le lien n'avait pas été rompu.

    Elle se souvient encore de leurs vieilles taquineries. Des " Je t'aime, moi non plus " qui les faisaient tant rire. Elle se souvient du jour où il lui avait dit qu'il avait voulu réparer son coeur. Elle voit comme ca l'avait touchée...

    Chaque visage qui ressemblait un peu à Davko, lui rappellait l'homme qu'il avait été avec elle. Et qu'il aurait été s'il avait été auprès d'elle.

    Ce 14 février. Un SMS. Des mots singuliers pour elle. Elle ne les oubliera jamais. Elle était trop heureuse pour y croire. Elle se sentait enfin belle et exceptionnelle pour quelqu'un. Malgré la distance, leur relation était fusionnelle. Ils ne manquaient pas de dire qu'ils s'aimaient.

    Mais Melo' sentait que quelque chose n'allait pas. Comme une poussière d'étoile dans l'oeil qui l'empêchait de contempler son bonheur. Melo' s'accrochait à l'espoir... A son illusion. Elle l'aimait de plus en plus. Son absence ne faisait que renforcer son amour pour lui. Elle s'était dit que personne n'aurait raison de cet amour.

    2 gorgées. Et elle se dirigeait lentement vers la déchéance ...

    Mais cette prospérité ne dura pas. Une chose avait reussi à les séparer. Cruel destin. C'est une belle femme au teint poupin, aux lèvres sensuellement sanguines et au regard froid comme février. Au début des amours de Melo' et de Davko, cette dame se faisait discrète voire inexistante. Mais plus la relation des deux êtres était importante, plus la dame se faisait imposante et invivable. De ses attributs, la jeune femme est parvenue à ses fins : séparer les deux amants. Sa mission finie, elle s'en va, disparaît dans la détresse de leurs mots, s'efface comme la mer gomme les pas vagabonds sur le sable... Cette marâtre n'est autre que Dame Distance.

    Tous ces mots se bousculent dans sa tête. Elle n'est pas stable sentimentalement. Et elle le sait. Mais l'heure est aux regrets...

    Melo' s'allonge sur le lit. Le regard triste dans le vide. Ce vide qui s'était installé depuis ce jour de mai.

    Vide intellectuel. Melo' ferme les yeux, car la pièce tourne, et est d'un flou étrangement éthylique. 2 minutes plus tard, Melo' s'endort. Des traces noires sur ses joues témoignent de sa mélancolie nocturne...

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