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- Mlle Ruban -

Tell me it's not happening, say it's not as it seems, tell me I'm gonna wake up, it's just a bad dream...

Une part de moi ? | 29 août 2006

Ce soir, j'ai besoin d'écrire. Non pas que je vais mal. J'ai déjà connu pire. Mais je suis de plus en plus blasée. Les
envies se font rares. Je me referme. Et le pire dans tout ça, c'est qu'en me refermant, j'arrive a trouver en moi même, ce que je trouve dans les autres. Je pourrais me priver de parole. Mais je ne le fais pas. Car cela ne ferait qu'exacerber ma folie. Mon excentricité.
De peur d'éprouver de l'affection pour les gens, je les déteste et fait tout pour que la réciproque se produise. Seules quelques personnes échappent à la règle. Car je ne peux pas les détester. Ils ont trop fait pour moi pour que ca se produise.
Je voulais aussi vous faire part de mon point de vue sur l'hypocrisie. On en discutait avec Kitty, et Morri, un jour. Mais au fond qu'est-ce ? Une pseudo-gentillesse déguisée. Tout dépend alors de la situation.
Je ne suis pas la même avec tous. Je suis méchante sur les forums. Tout ce qu'il y a de plus execrable. Je n'éprouve aucun remords en faisant le mal. C'est atroce de dire ça. Mais je ne peux pas m'en empêcher. C'est plus fort que moi.
Et lorsque je subis un affront, ou une saute d'humeur, je bloque. Je commence à ruminer, je deviens froide, je m'éloigne. Et j'ai du mal à faire le premier pas ensuite. Passons.
L'hypocrisie pour moi, c'est une forme de politiquement correct qui ne repose sur rien, a part une vicieuse et fallacieuse gentillesse. Le mot hypocrisie vient du grec " hypokrisis ", qui signifie acteur, plus précisement " mettre un masque ". Je suis gentille, compréhensive avec mes amies, mais plutot secrète sur mes pensées noires. Je suis vile, détestable ( oui car à ce qu'il paraît j'aime bien me " donner une image " ) avec les gens quand j'écris, sur les forums en particulier. Cela fait-il pour autant de moi quelqu'un d'hypocrite ? Peut être. Si c'est mettre un masque pour dissimuler ses plaies, alors appelez moi Hypocrite.
De toute façon, on ne peut jamais connaître une personne totalement. Ne pas avoir de secrets. Je suis secrète à l'oral, mais expose ma vie au grand jour par l'écrit.

Etrange, nan ?

Publié par Virgen_Loca à 20:59:22 dans Meli[Melo] | Commentaires (1) |

Tentative d'explication. D'autocompréhension. | 23 août 2006

Comment expliquer rationnellement que la solitude dépressive m'apaise ? Que lorsque je suis en colère, j'éprouve un certain plaisir à l'être ? Que j'aime la souffrance que me provoque son absence ? Personne n'est à même de le savoir. Comme si j'avais perdu mon identité. Je suis tourmentée, sans cesse angoissée. Toujours cette peur du lendemain. De ce qui pourrait arriver. De ce qu'on pourrait me dire. Et ce silence qui me fait peur. Qui veut tout et rien dire... Aucun mot n'est prononcé, que déjà tout est compréhensible.

Je voudrais tout connaître. Sans cesse envie d'en savoir plus. D'enrichir ma culture. Envie de voyager. Pour compenser mon manque d'identité personnelle...

Je suis Mimi pour lui. Je suis Mimi pour elles. Je suis Callie pour eux. Mais j'ai toujours cette peur de me dévoiler complètement... Et puis aussi, pour se dévoiler totalement, il faudrait se connaître entièrement. Ce qui est humainement impossible.

Mais je connais aussi des jours heureux. Tellement épanouie, que j'ai envie de figer l'instant à jamais. Malheureusement, je n'en profite jamais totalement parce que je ne peux m'empêcher de penser à demain... Je ne suis pas encore une fille " Carpe Diem ". Je me pose beaucoup de questions. Trop de questions... Auxquelles je tente de répondre en lisant des bribes intellectuelles... Mais qui au fond, me poussent à me poser encore plus de questions. Serais-je devenue mature si je n'avais pas eu ces sombres périodes ? Je ne pense pas.

Si c'est le prix à payer, alors devenons adultes une fois pour toutes...

Publié par Virgen_Loca à 19:48:38 dans Meli[Melo] | Commentaires (1) |

Et si ce n'était qu'une illusion ? (suite ) | 17 août 2006

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Melo' a le regard rivé sur le sol. Comme s'il l'obsédait. Comme si un champ magnétique attirait irresistiblement son regard.

Namoga avait la même expression sur son masque. Ce qui expliquait le fait qu'elle la comprenne tant... Elle était vêtue d'une longue robe pourpre, simple. Son regard avait quelque chose de mystérieux, d'indétectable. Mais Melo' savait qu'à travers ce regard, elle n'avait pas à avoir peur. Plus à avoir peur d'être jugée.

" Namoga ... Si tu savais comme c'est dur d'avoir à porter l'heureux voile, quand on sait que ce n'est qu'un mensonge du coeur. Je fais ça pour ne pas éveiller leur attention. Pour me faire transparente et impassible. Mais à quoi bon les jolis mots ? Pourquoi inviter le bonheur alors que le malheur frappe au seuil de ma vie ? Je suis une incompréhension humaine. J'ai un comportement contraire à ce que je pense vraiment. Pour ne pas leur montrer qui je suis. Pour ne pas leur faire peur. Pour être parfaite aux yeux de Davko... Mais ce voile est trop lourd pour ma conscience. Si tu savais Namoga... "

Namoga s'approcha de Melo' et prit délicatement les mains frêles de la jeune fille. Ce geste avait quelque chose de serein, d'apaisant. Pour la première fois, Melo' leva les yeux pour chercher le regard de son interlocutrice.

Namoga et Melo' s'étaient connues lors d'une autre pièce jouée, " Critique de la société d'aujourd'hui ". Cette pièce traitait de la bêtise humaine et de la Sainte Cruauté, de l'hypocrisie sous toutes les formes. Celle qui pousse les gens à dire des choses admirables par souci de fausse charité. Pour lisser son image. Celle qui pousse les gens à s'aliéner et à se mentir à eux mêmes. A rendre la vérité douce et agréable, voire illusoire. Une des séquences de cette pièce mettait en scène une jeune fille, ingénue, voire totalement niaise. Cette dernière prônait l'usage d'un langage vulgaire, en tout endroit. Car elle pensait que c'était en vogue. Que parler de manière plus " raccourcie " lui ouvrirait n'importe quelle porte. De surcroît, cette demoiselle se plaignait d'une solitude naissante. Son ancien fiancé était un goujat de la pire espèce. Mais elle avait cette naïveté, presque pathologique, qui l'empêchait de le cerner en tant que tel.

" Jvois pas où qu'il est mon problème ! J'suis parfaite ! Et me voilà refusée dans vot' put*in de cercle de littéraires ... Vous lisez du Mozart hein ? ", s'indigne la candide.

Eclat de rire général de la part de la communauté. Mais Melo' et Namoga ont un rire cynique. Ce rire qui dérange. Qui raisonne, qui fait mal. Qui ne trompe pas sur le message de méchanceté envoyé. Cette cruauté pesante dans l'assemblée jeta un froid dans la salle. Un lourd silence. Insoutenable.

" Pauvre sotte... Avant de vouloir entrer dans la communauté, apprends d'abord à parler correctement. Ca ne doit pas être chose aisée pour toi d'avoir un langage décent, mais pour nos pauvres oreilles, aie pitié de nous... Tais-toi. ", déclara Namoga, avec une pointe d'impudence.

" Et précision : Mozart n'était pas écrivain mais musicien. Alors avant de te targuer de ta supposée perfection, cours t'acheter des neurones. Tu as peut être la beauté d'un tableau mais tu as la bêtise de ces bêtes de foire... ", rajoute insidieusement Melo'.

La demoiselle s'indigne d'abord en insultant les deux jeunes filles de tous les noms. En levant la main au ciel, comme si elle lancait une malédiction. Mais elles la considèrent avec mépris et dédain. La niaise, voyant que ses injures n'ont pas d'effets, s'en va avec un bruit étouffé de larmes...

Fière de leur action, elles se regardent avec cet air complice et ricanent machiavéliquement. Mais la communauté ne le voit pas de cet oeil...



Publié par Virgen_Loca à 23:09:32 dans Et si ce n'était qu'une illusion ? | Commentaires (0) |

Et si ce n'était qu'une illusion ? ( suite ) | 06 août 2006

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Arrivée à la maison, Melo' sent son coeur battre. Il bat fort, comme si la peur le prenait soudainement. Peur de voir que quelqu'un l'empêcherait d'assouvir son vice virtuel.

La chambre est éclairée par la lumière du soleil. Melo' s'avance à pas irrésolus. Elle sait que si elle voit son grand frère, une colère tyrannique s'emparera d'elle. Il l'empêchera de vivre son autre vie. De rêver quelques instants. Melo' pousse la porte, entrouverte, et découvre un siège vide.

*
Ouf... Un poids en moins sur ma conscience. *

C'est alors que s'ouvrent les rideaux. Internet, le vaste théâtre. Une grande tragédie. Melo' enfile le masque de la béatitude complète. Des gouttes tombent de son masque et s'échouent sur le sol poussiéreux de la salle. Mais son masque affiche un grand sourire. Melo' sourit au public. Mais derrière ce masque, il y a toujours quelque chose qui l'empêche de ne faire qu'un avec ce voile.

Oui, elle met ce masque pour se protéger. Pour chaque pièce qu'elle joue, elle change son attitude, radoucit sa voix, dément son coeur et agit contre ses sentiments. Elle se cache derrière ses personnages. Des fois, elle parvient à faire miroiter aux autres celle qu'elle est vraiment. *
Mais quand vas-tu laisser tomber ce masque ? * Jamais. Par mesure de précaution. Melo' prend soin de son masque, de son image.

Bien des personnes ont tenté de lui arracher ce voile, cet artifice. Mais il fait partie d'elle. Même si elle le faisait, on verrait alors l'horrible visage de sa vilitude. La perversité de ses pensées noires. Un monstre qui ne lui ressemble pas mais qui vit en elle. Qui se nourrit de tout ce que les autres ont pu lui apporter.

Sa vie a comme un arrière goût de tragédie. Elle est telle une robe de bal froissée, une feuille blanche délaissée sur une table.

Melo', bien qu'ayant un visage morne, un visage froid, avait mis son plus beau costume pour la pièce qu'elle allait jouer.

Elle entre sur scène, les visages sont marqués de stupéfaction. *
Que se passe-t-il ? Mon masque ne cacherait-il mes vices qu'en apparence ? * Ses pieds foulent le sol, caressent la poussière qui jonche le sol de toute part. D'un regard grave, elle s'adresse à Namoga... La pièce nommée " Confidence " commenca alors.

" Namoga... Ce soir, j'ai envie d'enlever ce masque... "

Publié par Virgen_Loca à 23:18:54 dans Et si ce n'était qu'une illusion ? | Commentaires (0) |

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